Christiane - originaire du Sud-Ouest et Jacques - fils d’auvergnat ont fait un parcours similaire. Elle, sortie de l’école hôtelière, travaille à l’hôtel Nikko (lieu hanté par Joël Robuchon), puis, au lieu de s’envoler pour les USA, pose ses valises en qualité d’assistante manager du Chicago Pizza Pie pour finir comme Directrice. C’est à cette époque qu’elle rencontre Jacques (1986).
Lui, jeune diplômé d’une école de commerce spécialité hôtellerie, débute sa carrière en cuisine dans le restaurant de Mr Donnard « Ma Cuisine » rue Bayen. Après 2 ans, il teste la salle au sein de l’Intercontinental et revient au bercail chez ses parents pour travailler en famille. En 1988, nos deux compères convolent en noces et décident de créer leur propre entreprise. Deux années à chercher l’affaire idéale : elle se présente à eux par l’intermédiaire d’un ami de la famille Boudon sous la forme d’une « veille » affaire : La Fontaine de Mars !
Huit années plus tard, les parents de Jacques décident de prendre leur retraite et donc proposent à notre couple de reprendre l’affaire familiale du « bar-tabac » de l’avenue Rapp. « Oui, répondent-ils, mais on arrête le tabac et on crée une affaire à notre image ! ». Le Café de l’Alma vient de naître…du moins dans leurs têtes.
Après avoir rencontré plusieurs architectes ayant pignon sur rue, mais n’ayant pas trouvé « l’idéal », ils flânent un jour pour se changer les idées à la recherche d’un canapé: Christiane se rappelle avoir vu à la Biennale des Editeurs un canapé, mais ne se souvient plus du nom du créateur, de son adresse, mais seulement qu’il habite du côté de la Bastille…Autant chercher une aiguille dans une…Gagné : c’est François Champsaur et voilà comment Christiane & Jacques débarquent un samedi chez ce jeune et talentueux architecte.
De là tout va vite : François vient découvrir le lieu trois jours après et le projet du Café de l’Alma prend forme. Un seul mot d’ordre de la part de nos maîtres d’ouvrage : « Nous ne voulons rien acheter, nous voulons que tout soit créé spécialement pour le restaurant, et, que ce décor ne soit pas éphémère – entendez – à la mode ». Tout y est pensé pour le confort du convive et son bien - être : ergonomie des assises, lumières douces, couleurs reposantes, de larges tables très ajustées dans leur hauteur. Le client est aussi bien pour prendre un verre ou un thé que pour un déjeuner rapide ou un dîner chaleureux.





